Vendredi 23 mai 2014 à 10:15

laisser à l'abandon
au fil du corps
les bras
sentir entre les doigts
l'eau devenir pleine
onduler à ton ventre
trembler à tes cuisses
à chaque coup de poumon
atteindre le soleil
au travers des paupières
et puis au fond de l'eau
déposer la pesanteur
la peau qui se serre
le corps, nu, tendu
un
devenir une direction
avec ses hauts et ses bas
se mouvoir
effleurer la paix
le lac, entre ses branches,
garde ta liberté
ta légèreté.
à toi de les lui
réclamer

Vendredi 16 mai 2014 à 22:18


l'eau qui bout pour le thé
je pense à tes araignées
___
 
le pollen tâche la fenêtre
j'irai étendre tes cafards
à la vapeur du jour 
___

écarter les rideaux
ouvrir le silence
aller à la chirurgie 
___
 
laisser les insectes
faire leur manège de dentelle 
___
 
il ne faut pas avoir peur 
___
 
puisque je ne sais pas parler au jour
attendons de voir
si le jour sait nous parler
___
 
l'eau est prête pour le thé
j'ai mangé tes araignées
pousse la porte
 
maintenant

Mardi 13 mai 2014 à 23:53

et je morve
et je ris
et je pleure
et je saigne

je ne me décide pas
ça vacille danger
je me glisse dans ton obscurité
par la porte laissée allumée
écouter ta respiration dormir
m'y étendre quelques secondes
le tic-tac du réveil insupportable

dans la cabane où j'aurais aimé trouver refuge ces dernières nuits. pourquoi, je ne sais pas. je pense juste que tu dois avoir encore le pouvoir de me calmer. ou du moins je souhaite te le donner. je pense que tu l'as, un peu, toujours, sinon, je ne t'écrirais pas J'ai besoin que tu me prennes dans tes bras, est-ce que tu crois qu'on peut le faire ?

Mardi 13 mai 2014 à 1:36

Je m'imagine me tourner vers toi, aller à toi, m'ensilhouetter de toi, doucement. Faire de mon corps un moulage de toi, remplir les vides et épouser les pleins. Laisser nos respirations s'unir, nos présences se confondre, nos souffles se mêler. Et puis; t'embrasser. 

Lundi 12 mai 2014 à 15:26

dis-moi que ma peau est douce
invite-moi à danser
déshabille-moi monsieur
allons nous promener

ne sois pas gringalet
je veux de l'épaule du genou
des fesses des bras des cuisses

que fais-tu demain ?

j'ai envie de me poser.
 

Jeudi 8 mai 2014 à 12:36

Ciel coléreux
soleil ivre
l'échappée
des blancs des gris des bleus
nuances discordées
poumons

Mercredi 7 mai 2014 à 2:47

Je souhaite aller aux limites, toucher le sous-sol de cet univers, tendre les doigts, tendre les mollets, me rendre au plafond. Je veux goûter à tout, en avoir l'expérience, bousculer les habitudes du corps, défaire les petites manies des pensées, des paroles, des vérités. J'arrache les tapisseries, j'ai de l'appétit, je dors beaucoup parce que je rencontre trop. Je me lève sans savoir, mais non, je ne me laisse pas enfumer. Je reste en retrait, je prends mon élan, je vais me sauter la foule, si personne ne m'attrape peu importe, j'irai à la culbute, je renouerai mes chaussettes. Je suis avide. Ne sois pas faible. Ne sois pas petit. Éclate, gronde, crache, ris, baise-moi ou va.

Mercredi 7 mai 2014 à 2:34

cerveau qui bouillonne,
le sang qui tapage aux joues
chaleur qui toque aux yeux
air frais d'une soirée tiède
oxygène liquide d'une minuscule pluie
le goût d'un attendu miracle
rendez-vous à la montagne
j'enfourche un train
je prends mes malles
je me fais des cliques et des claques
lâche-moi la ville
lâche-moi l'humain
je m'en vais

Dimanche 4 mai 2014 à 21:16

parfois
je pense encore à toi

envie que tu me prennes
s'envoyer en l'air
à coups de draps

qu'il se passe quelque chose
ici

tu 
étais un frisson

tu 
étais 
ma chair vivante

j'ai presque tout oublié
de toi

je ne saurai redire tes baisers
tes mains à mon corps
ta langue à mes seins

je n'ai plus l'exactitude

mais je crois me souvenir
de la flamme

que tu allumais
et qui

me faisait onduler

Dimanche 4 mai 2014 à 2:56

Vos putains de cigarettes
dans ce putain de monde

vos putains de cigarettes
m'emmerdent
m'agressent
m'asphyxient
m'irritent
elles m'arrachent la peau à l'intérieur
elles consument mes envies de parler
elles installent des allumettes entre mes paupières
elles font de moi une victime
victime de vous bordel

vos putains de cigarettes
m'empêchent de dormir
me vrillent l'estomac
l'appétit
elles s'écrasent sur ma tête
poids de plomb
tonne de poids
dans ta fumée qui stagne
dans ta cendre qui tombe

tu me fais mal
tu me fais mal
et je ne dis rien

le silence imposé
éviter la solitude

ich freue mich auf euch

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