Dimanche 1er février 2015 à 17:53

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Lundi 26 janvier 2015 à 21:06

Ne me dis pas "Embrasse-moi" quand tu me quittes, ne me dis pas "Sois tendre" quand le fil du téléphone en nos ventres est noué. Ne me donne pas d'impératifs de douceur dans la douleur. C'est beau de pouvoir lancer une fleur quand la lumière s'éteint, je ne sais pas le faire. J'ai appris la tendresse, elle vient doucement, certes toujours trop peu, mais elle vient aux heures où les aiguilles se font velours. Je ne sais pas être caresse quand le pas du temps me tape les tympans, lorsque les secondes me tombent dru sur la tête. Ne me dis pas "Embrasse-moi" quand tu me quittes comme une porte qui claque, idiot ! Si tu veux un baiser, serre-moi et étouffe un instant le bruit de la montre que j'ai avalée.

Vendredi 16 janvier 2015 à 23:41

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Lundi 12 janvier 2015 à 18:54

C'était la première fois que j'étais amoureuse depuis toi. Ça a duré le temps d'un battement de cerf-volant.

Lundi 12 janvier 2015 à 18:52

Ce n'est pas vrai, je n'ai pas décidé, j'en ai eu la sensation. Là, transpercée, la sensation. Rien de plus. Aussi cruel que cela puisse paraître. Je n'ai pas décidé.

Lundi 12 janvier 2015 à 18:48

Doit-on s'empêcher l'écriture, si on pense qu'elle a le pouvoir de vérité ? Si on imagine qu'au pinceau dans nos pensées, elle fait office de révélateur d'ombres, de lumière ?
Si j'écris le non-amour de toi, est-ce te condamner ?

Je viens à toi avec déjà du recul dans mes pas.
Je te fais la promesse de ne pas chercher à saboter quoique ce soit.
J'espère ne pas abîmer cette fois-ci la rencontre de l'autre fois. Laissons faire.

Lundi 5 janvier 2015 à 1:54

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Dimanche 4 janvier 2015 à 12:21

Quand tu as pris l'escalier pour descendre au métro et que j'ai pris le trottoir pour descendre la rue avec mon sac à dos,
 
mon corps a pris une grande inspiration.

Toutes mes alvéoles se sont déployées, ont sorti leurs antennes, ont happé l'oxygène. Légère ivresse.

Depuis cet instant là, tu appartiens à une autre réalité, que je ne peux désigner. Je n'ai pas reçu la cartographie de mon cerveau, et j'ignore, de fait, où tu y es rangé. Mais j'ai eu la sensation d'un coup d'essuie-glaces qui te pousserai vers l'ourlet de mes paupières, d'où je ne saurai t'apercevoir.

C'est étrange quand on sait toutes les petites minutes passées suspendues à ton épiderme. Et pourtant, sans cruauté aucune, je me félicite de cette liberté et de cette solitude. Je suis bien soulagée de ne pas déambuler avec l'idée précise et permanente de toi dans les pensées. Je refuse avec sérieux de m'amouracher en distance.

Mais je sais que cet oubli de toi n'est en aucun cas définitif, et je redoute que tu ne viennes doucement, t'installer dans mon horizon. Je ne veux pas vivre avec un noeud au coeur.

Je suis curieuse de savoir s'il est possible de dérouler ce fil là, et qu'il ne s'emmêle pas; pas trop vite.

Dimanche 4 janvier 2015 à 11:59

Samedi 3 janvier 2015 à 12:29

Je suis assise là et je pense. Enfin, je pense... Je pense comme quelqu'un assis dans un train à 04h00 du matin. Je pense sans y penser.

Je regarde les lignes de neige passer : oranges à la lumière des veilleuses des cités, grises dans la lune.

Je baille et me demande d'où t'est venue cette incroyable patience avec moi. C'est le détail qui dénote des habitudes,

Sur les zones industrielles les lampadaires inondent clarté, crue. La neige, blanche.

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