Vendredi 16 janvier 2015 à 23:41

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Lundi 12 janvier 2015 à 18:54

C'était la première fois que j'étais amoureuse depuis toi. Ça a duré le temps d'un battement de cerf-volant.

Lundi 12 janvier 2015 à 18:52

Ce n'est pas vrai, je n'ai pas décidé, j'en ai eu la sensation. Là, transpercée, la sensation. Rien de plus. Aussi cruel que cela puisse paraître. Je n'ai pas décidé.

Lundi 12 janvier 2015 à 18:48

Doit-on s'empêcher l'écriture, si on pense qu'elle a le pouvoir de vérité ? Si on imagine qu'au pinceau dans nos pensées, elle fait office de révélateur d'ombres, de lumière ?
Si j'écris le non-amour de toi, est-ce te condamner ?

Je viens à toi avec déjà du recul dans mes pas.
Je te fais la promesse de ne pas chercher à saboter quoique ce soit.
J'espère ne pas abîmer cette fois-ci la rencontre de l'autre fois. Laissons faire.

Lundi 5 janvier 2015 à 1:54

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Dimanche 4 janvier 2015 à 12:21

Quand tu as pris l'escalier pour descendre au métro et que j'ai pris le trottoir pour descendre la rue avec mon sac à dos,
 
mon corps a pris une grande inspiration.

Toutes mes alvéoles se sont déployées, ont sorti leurs antennes, ont happé l'oxygène. Légère ivresse.

Depuis cet instant là, tu appartiens à une autre réalité, que je ne peux désigner. Je n'ai pas reçu la cartographie de mon cerveau, et j'ignore, de fait, où tu y es rangé. Mais j'ai eu la sensation d'un coup d'essuie-glaces qui te pousserai vers l'ourlet de mes paupières, d'où je ne saurai t'apercevoir.

C'est étrange quand on sait toutes les petites minutes passées suspendues à ton épiderme. Et pourtant, sans cruauté aucune, je me félicite de cette liberté et de cette solitude. Je suis bien soulagée de ne pas déambuler avec l'idée précise et permanente de toi dans les pensées. Je refuse avec sérieux de m'amouracher en distance.

Mais je sais que cet oubli de toi n'est en aucun cas définitif, et je redoute que tu ne viennes doucement, t'installer dans mon horizon. Je ne veux pas vivre avec un noeud au coeur.

Je suis curieuse de savoir s'il est possible de dérouler ce fil là, et qu'il ne s'emmêle pas; pas trop vite.

Dimanche 4 janvier 2015 à 11:59

Samedi 3 janvier 2015 à 12:29

Je suis assise là et je pense. Enfin, je pense... Je pense comme quelqu'un assis dans un train à 04h00 du matin. Je pense sans y penser.

Je regarde les lignes de neige passer : oranges à la lumière des veilleuses des cités, grises dans la lune.

Je baille et me demande d'où t'est venue cette incroyable patience avec moi. C'est le détail qui dénote des habitudes,

Sur les zones industrielles les lampadaires inondent clarté, crue. La neige, blanche.

Vendredi 26 décembre 2014 à 17:04

J'ai le ventre noué, je me sens fatiguée et j'ai désormais un tourniquet de panique au niveau de l'aorte. C'est en partie l'idée de te voir qui ne me tranquillise pas plus que ça. Les prochains jours vont être un peu compliqués, je me sens déjà des envies de pleurer. Il faudrait presque que je me morde la main pour me réveiller. J'ai dis à une amie que je passais manger des gâteaux et je suis tétanisée ici, à ne pas vouloir aller jouer le jeu de la civilisation. Il faut que je prépare mon sac, que je dorme la nuit, que je range l'appartement. Mais surtout, que j'aille danser. Je n'aime pas du tout composer avec mon œsophage quand il se transforme en passoire, je regrette profondément que Stephan soit déjà parti aux aventures, un trajet de bus avec lui m'aurait ressourcée. J'ai envie de l'épaule de Stephan sur un banc de la gare centrale, de ses bras dans la nuit à l'odeur d'une pizza.

Plus tard, cela faisait dix minutes déjà que je rentrais et sortais de l'immeuble sans savoir si je voulais prendre mon vélo dégonflé ou le bus sans porte-monnaie. Finalement tétanisée de froid sur mon vélo, je me suis hyper ventilée à l'oxygène, concentrée comme une furie sur un rythme de respirations régulières, pour ne laisser aucune chance au nœud de larmes de m'étouffer, à la crise de panique de me déborder. Je n'aime pas les départs quand je suis dans cet état là. Merde, quoi.

Vendredi 26 décembre 2014 à 7:20

Tu me tiens éveillée, c'est insupportable. L'idée de toi qui me toque dans la tête. J'ai envie d'aller là où tu es, sans savoir du tout quoi trouver; tu remets mon corps dans des pensées d'enfant, j'ai le sommeil qui dérape, mon petit vélo de bon sens a déraillé et j'ai glissé jusqu'à la frontière. Je joue à la marelle de l'imaginaire à défaut de pouvoir jouer cartes sur table. Je me crie dessus, je me lance des impératifs de dormir, rien n'y fait. Je suis navrée de ne pas avoir fait attention, de ne pas être restée banquise, et d'avoir trouvé quelques amusements à cette ritournelle de virtuel. Tu sautilles sur l'horizon de mon impuissance : mise au pied du mur de mes déconcentrations, j'ai un peu la chouine. Je voudrais reprendre la maîtrise des choses, enfiler d'un bond mes habits de grande, mais je traîne en petite culotte et plus les secondes passent, plus je diminue. Moi qui n'était pas si haute, j'ai l'impression d'avoir 8 ans.

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