Lundi 16 juin 2014 à 1:33

Veux-tu bien me lécher les paupières s'il te plait, j'ai regardé tellement de séries aujourd'hui j'ai les rétines qui vomissent des gravillons. Il y ce lit de 4m² dans ma chambre et personne à mettre dedans pour le rendre plus petit, quel gâchis. Tout sent la lessive, on se croirait dans une machine à laver, c'est bien la seule sensation qui pourrait me faire sourire. Pour le reste c'est de la colère triste et de la hargne qui radote et yoyote : j'écris des lettres dans ma tête, j'insulte des humains qui n'en savent rien. Sois sûr d'être l'un d'eux et profite de ce silence que je t'offre. Être de mauvaise humeur un dimanche à Berlin, c'est ce qu'il peut m'arriver de pire. J'essuie des pleurs au mascara dans les draps propres, et puis j'étrangle le mot Berlin six fois par minute, je déteste ce mot, Berlin, ça veut dire quoi, Berlin, il y a quoi, ici, quoi ? Mes familles me déçoivent, elles me déçoivent et je voudrais distribuer mes âpretés, mais je ne sais pas en quelle occasion et sur quel ton. Quel l'on m'oublie, bordel, que l'on oublie que je vis ici, que j'ai vécu là, que ça n'existe pas, cette réalité. J'irai danser toute la sainte journée, chercher quelques mains pour me tenir le ventre, chercher un inconnu pour passer sa langue sur mes paupières, pour laper mes oculaires. 

Samedi 7 juin 2014 à 8:15

 Voilà, cela fait 9 ans, 9 ans que je suis ici,

Samedi 7 juin 2014 à 8:14

 http://clignotants.cowblog.fr/images/2014/DSC1136.jpg

Samedi 7 juin 2014 à 8:11

Tu la sens la fatigue qui t’assiège ? Une vague de plus et tu passes par dessus bord. Tu attends la secousse, tu l'espères. Boire la tasse dans l'eau glacée plutôt que mouliner dans cette atmosphère saturée. Pourtant non, plus que quelques heures à courir en rond, il faut tenir bon.

Vendredi 23 mai 2014 à 10:15

laisser à l'abandon
au fil du corps
les bras
sentir entre les doigts
l'eau devenir pleine
onduler à ton ventre
trembler à tes cuisses
à chaque coup de poumon
atteindre le soleil
au travers des paupières
et puis au fond de l'eau
déposer la pesanteur
la peau qui se serre
le corps, nu, tendu
un
devenir une direction
avec ses hauts et ses bas
se mouvoir
effleurer la paix
le lac, entre ses branches,
garde ta liberté
ta légèreté.
à toi de les lui
réclamer

Vendredi 23 mai 2014 à 1:08

 je pense à l'odeur de tes cheveux lorsque tes lèvres passaient dans ma nuque, 
je reste sous la lanterne de mon bureau quand tu étais dans mon dos
http://clignotants.cowblog.fr/images/2014/DSC07122.jpg

Vendredi 16 mai 2014 à 22:18


l'eau qui bout pour le thé
je pense à tes araignées
___
 
le pollen tâche la fenêtre
j'irai étendre tes cafards
à la vapeur du jour 
___

écarter les rideaux
ouvrir le silence
aller à la chirurgie 
___
 
laisser les insectes
faire leur manège de dentelle 
___
 
il ne faut pas avoir peur 
___
 
puisque je ne sais pas parler au jour
attendons de voir
si le jour sait nous parler
___
 
l'eau est prête pour le thé
j'ai mangé tes araignées
pousse la porte
 
maintenant

Mardi 13 mai 2014 à 23:53

et je morve
et je ris
et je pleure
et je saigne

je ne me décide pas
ça vacille danger
je me glisse dans ton obscurité
par la porte laissée allumée
écouter ta respiration dormir
m'y étendre quelques secondes
le tic-tac du réveil insupportable

dans la cabane où j'aurais aimé trouver refuge ces dernières nuits. pourquoi, je ne sais pas. je pense juste que tu dois avoir encore le pouvoir de me calmer. ou du moins je souhaite te le donner. je pense que tu l'as, un peu, toujours, sinon, je ne t'écrirais pas J'ai besoin que tu me prennes dans tes bras, est-ce que tu crois qu'on peut le faire ?

Mardi 13 mai 2014 à 23:47

Mardi 13 mai 2014 à 1:36

Je m'imagine me tourner vers toi, aller à toi, m'ensilhouetter de toi, doucement. Faire de mon corps un moulage de toi, remplir les vides et épouser les pleins. Laisser nos respirations s'unir, nos présences se confondre, nos souffles se mêler. Et puis; t'embrasser. 

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