Vendredi 22 avril 2011 à 23:45

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Il y a, dans cette vie, finalement, de la place pour des surprises improbables. Le mot Chérie qui vient chatouiller la peau quand il franchit la porte, le mot Chérie qui ronronne entre des mots cousus au fil de l'allemand. On n'imaginait pas tout cela.  Qui aurait cru. Il y a, dans cette vie, finalement, tellement de place. Des bouts de papier accrochés aux branches de l'arbre à sommeil qui fleurit son lit, des petits déjeuners dans le balcon de ciel, avec ce goût unique et incroyable des premières fois, des premières noyades, des premières floraisons. Se connaitre par cœur, se savoir vraiment, et pourtant se découvrir dans d'autres horizons, se réinventer, se mélanger. L'avoir déjà tant aimé, l'avoir aimé à en mourir, et avoir imaginé qu'il n'y aurait plus pour ce garçon là qu'une amitié sans faille. Découvrir qu'il reste des rires et des nudités à partager, des affections et des fragilités. Mettre un peu en péril les certitudes d'avant, et goûter à l'éternel du présent. L'appeler Petit chat, et le trouver tellement sexy, tellement beau, quoiqu'il fasse, quoiqu'il dise, et peu importe l'heure ou la lumière. Se souvenir, qu'avant, on disait toujours C'est l'homme de ma vie mais il ne le sait pas encore, on disait toujours ça, comme une plaisanterie. Lui raconter, lui dire tous les bateaux que l'on avait remplis d'amour pour lui, lui conter les voyages et les tempêtes que ces bateaux ont traversé, lui expliquer comme ces bateaux là se sont perdus. Attendre qu'ils reviennent, les cales remplies de sirènes, d'épices extraordinaires, de saveurs exotiques. Ne pas se poser de questions, ne pas hésiter, s'en remettre à lui, rien qu'à lui, avoir aboli toutes les frontières d'une vie, et faire de la place, plein de place, rien que de la place, et le laisser venir, lui dire Je t'attendais, je t'ai tant attendu, lui ouvrir les bras, lui murmurer qu'il est ici chez lui, qu'il peut tout prendre, tout cambrioler, tout emporter.

J'ai posé ma valise dans sa chambre, mon doudou dort sous son oreiller, ils font la java tous les deux, m'empêchent de dormir la nuit, je le regarde bricoler la journée et je pourrais rester allongée quinze ans sans le quitter des yeux un instant, et c'est la première fois dans cette vie, la première fois, que je partage toutes mes respirations sans jamais avoir la sensation d'étouffer.

Si je ne suis pas ton ciel, sois le mien.
Par Jonquille le Lundi 6 juin 2011 à 22:59
Merci.
 

Vous avez la parlote ?









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