Jeudi 11 juin 2009 à 17:31

Et je pose chaque jour les pierres d'un mur sans fin. Protégée par mes barrières invisibles je mélange le ciment de mon éloignement. Derrière les écrans de fleurs en couleur je préserve mon silence. Je vis dans un monde que j'ai construit de toutes pièces, cousu à la main au fil des métaphores, un puzzle de découpages et de collages d'Ailleurs pour qu'on ne me trouve plus dans l'ici. J'ai arrêté d'habiter ces adresses où l'on rencontre habituellement les gens. Je surveille le ciel d'en haut, à l'abri dans ma forteresse. Rien ne saurait me fissurer. La pluie parfois creuse des entailles mais je tiens bon. Toute seule là-dedans je suis mon propre piège, je n'ai jamais su faire le sol en équilibre pour ne pas perdre pied, alors quand je trébuche je tombe. Et quand j'appelle à l'aide les gens se perdent, j'ai laissé derrière moi un infini de dédales pour être sûre de ne jamais tomber le costume. Et je maîtrise parfaitement les arabesques, je les entrelace tant et tellement qu'elles se confondent et se fondent en noeuds. Je n'ai pas dessiné de porte, je n'imaginais pas que le temps me ferait reine des empires que j'ai mis bout à bout. Pourtant je ne manque pas d'air, il fait bon vivre là où je suis. Il ne me reste plus qu'à bricoler une machine à ailes, pour les invités, pour qu'ils puissent tomber du ciel. S'ils n'ont pas peur.
Par pascommelesautres le Jeudi 11 juin 2009 à 21:32
Je n'ai peur de rien, Amoureuse, avec toi, rien du tout. Tu me donnes ailes, c'est. "C'est comme tomber dans l'immensité du ciel et attraper des ailes, par hasard."
Allez viens, on s'envole, on se construit des forteresses dans les nuages.
 

Vous avez la parlote ?









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