Lundi 20 octobre 2014 à 13:52

Débouler au dehors dans la chamade du retard, être accueillie par un brouillard de ville, une dense brume du matin. La course du vélo tout à coup feutrée. L'enfilade des petites rues, tapis de feuilles mortes et jaunes, le silence d'un samedi, fraîcheur vaporeuse. C'est parfait, ça, le coton tout autour de soi pour sauvegarder le corps quelques précieux instants, pour ne rien perdre du peu de force qui draine ce réveil. Parfait, que ce ne soit pas un soleil insolent qui vienne me brûler le courage, qui me susurre des airs de Je-ne-veux-pas-travailler. Le brouillard ne me dit rien, il se tient, calme, m'accompagne, me claque tranquillement une bise sur la joue. Il habille le clocher, le métro, l'avenue d'un voile théâtral. Je m'engouffre dans les escaliers.
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