Lundi 22 décembre 2014 à 22:41

Parce que je n'avais pas le cœur à attendre le bus mille ans dans la nuit, je suis vite monté dans l'autre, celui qui me dépose chez moi aussi, mais qui fait d'abord le tour de toutes les petites rues de l'est. Avec son itinéraire résolument biscornu, il se promène le ventre vide. C'est calme. On est quelques voyageurs, assis, on sait qu'on est là pour longtemps. On s'enfonce dans les sièges. Les rues sont plus noires les unes que les autres, on se croirait sur la route principale d'un village dont les lampadaires n'auraient pas été allumés. Si mon corps répondait encore à quelques de mes volontés, je descendrai au hasard, à l'ouverture des portes, déambuler au silence, me jeter le corps au canal. Je me sens d'humeur à flotter dans le canal.
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