Samedi 15 juin 2013 à 21:59

je dois dire,  que quand vous m'écrivez pour me dire J'ai lu tes lettres

quand vous m'envoyez une note à propos de la Lettre d'une fille à son père
quand vous ajoutez : J'ai pleuré, beaucoup / Je suis ému 

moi, la marquise, ça me fait plaisir, ça me touche
je suis heureuse de cette deuxième vie à ces mots,
de cette autre lecture de clignotants

contente que ce format recueil
dépasse la boite aux lettres de Corny
la boite aux lettres de mon papa

et que ça arrive, presque,
dans la votre.


Par douee.pour.le.silence le Samedi 15 juin 2013 à 22:10
Il est vrai que, j'avoue. Je n'ai pas lu lettre à l'absence et lettre à l'amoureux en entier, juste des bribes, mais lettre à son père, oui, ou presque, la lecture était fluide, touchante, l'immersion facile.
Mais. J'ai du mal à comprendre qu'on puisse se dévoiler autant, face à autant d'inconnus, face à n'importe qui. Je crois que je ne pourrais pas, j'aurais l'impression qu'on me vole un bout de moi, un bout de mon histoire.
Par clignotants le Samedi 15 juin 2013 à 22:20
Oh, tu sais, depuis 8 ans que j'ai ce blog, sans interruption, et les années avant où déjà gamine j'avais mes histoires internet, tu sais.

Le sais-tu ?

Personne ne me vole rien. Je donne ce que je suis prête à donner. Sinon, j'efface tout, ce n'est pas un problème, quand je ne suis pas prête, pas disposée, j'enlève je cache j'efface. Je mets hors-ligne. Hors d'atteinte.

Je remets juste l'histoire dans l'ordre, je redonne une continuité là où j'étais la seule à la savoir. Tout est déjà ici, dans les pages de Clignotants, éparpillé.

J'ai ouvert et fermé un ou deux chapitres.
Et je serai très heureuse d'en ouvrir et d'en fermer d'autres.

C'est agréable, de poser un trait sur une pensée.

Même s'il ne s'agit jamais d'un trait final.
Par douee.pour.le.silence le Samedi 15 juin 2013 à 22:38
Alors merci de donner, parce que ça mets des sourires au coeur quand le temps et la réalité sont trop moroses.
Par Manonbrouillon le Lundi 17 juin 2013 à 9:55
Lettre d'une fille à son père est très très émouvante. Et j'ai aimé relire ces bribes de vie de jeune fille au pair, maintenant que je le suis moi.

Petit renseignement, je suis ton blog depuis longtemps, et j'ai suivis ceux de Delphine aussi (castille) , elle a femé le dernier sans rien laisser derrière, saurais tu par hasard si on peut la trouver ailleurs à présent?
Par imparfaiite le Lundi 24 juin 2013 à 21:24
Je les toutes lues il y a à peu près une semaine, j’aurais voulu t’écrire tout de suite après, pour te dire merci, pour esquisser les résonances, pour griffonner les paradoxes et les forces qui émanent de tes mots, pour te dire, un peu. Mais moi, en ce moment, c’est compliqué, j’ai le cœur, l’âme et le reste un peu trop compressé et je ne sais plus vraiment m’exprimer. Je tâtonne, trébuche sur les clichés, me vautre dans la conscience de moi-même, alors j’ai fermé la page.
En même temps, c’est pas juste, en même temps, il faut que je te dise, merci. Alors, je me secoue. Et je me lance, là, maintenant.
Je n’ai pas pleuré, il pleuvait déjà dehors (très fort, un jour d’orage), je n’ai pas pleuré, c’était plus profond ; j’ai senti les vagues en moi, qui se soulevaient grandes et puissantes, je sentais la tristesse, j’ai caressé le miroir, tout à l’intérieur. Par ce qu’il y a les ressemblances factuelles (le père absent (d’une manière, ou d’une autre, avec espoir, ou pas), l’amoureux et l’après, l’absence infinie), mais surtout par ce qu’il y a les mots, la cohérence des bribes mises bouts à bouts, comme un collier sacré. J’ai senti également comme une envie d’écrire, et peut être surtout de crier. Alors, merci.
 

Vous avez la parlote ?









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