Samedi 8 novembre 2014 à 0:47

Je pense à toi parce que je ne pensais pas que des baisers dans le cou, que ta langue à ma commissure de lèvres, puissent me vriller le corps comme ça. Donc, je pense à toi. Oui. Mais, je ferme ma gueule, je la ferme parce que depuis l'autre, j'ai fais le pacte à moi-même, de ne plus m'intéresser à vos âges, mais surtout, de ne plus vous effrayer. Connais-tu la frustration de voir les yeux d'un homme se voiler, mentir, disparaître ? Sans un mot véritable, sans un adieu tangible. Seule reste l'idée persistante : bordel-je-lui-ai-fais-peur. Alors je ne dis plus rien. Je ne t'inviterai pas ici avant d'en trépigner de chouine insupportable. Je ne t'inviterai pas toutes les fois où je pense à toi sans que mon pronostic vital soit engagé. Oh, tu sais, ce n'est pas comme ça que je pense, à l'habitude. Je suis de l'école de la spontanéité. Je suis pour que l'on se dise ce que l'on veut, ce que l'on pense, quand on le veut, quand on le pense. Mais tout le monde est tellement de biais, les vois-tu ? L'autre qui a disparu du jour au lendemain m'a vraiment irritée. Il a rasé les murs de façon tellement minable, et moi, idiote, j'avais tellement envie d'avaler l'odeur de sa peau. Le fantôme de cette envie là me parcourt toujours l’œsophage en fredonnant des airs amers. Connasse de fantôme. Pardon, je ne voulais pas être vulgaire, je voulais juste écrire ta présence à mon corps, mais je ne sais pas faire, ça, non, et puis ça me pète les cacahuètes de ne pas te le dire à toi mais de le cracher ici, comme ça m'use de m'empêcher de lui envoyer un sms, ça m'uuuuuuuuuuuuse, ohlala.

Pardon, voilà, malin, ça, j'ai envie de crier, maintenant,
pas envie de dormir, envie de crier, voilà, ça, pardon, maintenant, topi-top.

Fais pas le con, s'il te plait, et reviens un peu. Oh, juste un peu, t'inquiète, un peu.
Je me contrôle à mort, j'apprends chaque seconde à me contrôler, s'il te plait, reviens.

Je ne dis rien, écoute, je n'ai rien dit du tout, tu peux marcher dans mon silence, dormir dans mon silence, prendre l’ascenseur dans mon silence, je ne dis rien. Enjoy l’ascenseur, c'est cadeau j'te dis.


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