Mercredi 29 janvier 2014 à 17:40

Ouvrir la fenêtre et le ciel de nuages gris, ourlés là-bas d'une dentelle mauve, transpercés par le dessous de soleil, deux puits magnifiques de lumière couleur lave qui descendent lécher les arbres, ouvrir la fenêtre et le ciel de nuages gris, en son côté déchiré d'une promesse de matin bleu, piqueté de blancs et de clairs;
ouvrir la fenêtre et cet oxygène terrifiant de beauté, cette odeur de campagne inimitable, cette douceur de vivre incontestable, ce truc qui te prend, te traverse, te crie des certitudes, des apaisements, des reviens-moi.

Mardi 28 janvier 2014 à 9:37

Dans ton lit, ce matin
la jolie insomnie...
Tu prends conscience,
nébuleux, groggy,
tout à coup, tu la vois
l'insomnie
qui se prélasse
qui s'étire
elle est venue
se lover contre toi
cette nuit
entre tes bras
entre tes draps
dans l'odeur de ton cou
elle te sourit
la jolie insomnie

dans ton lit

tu la vois
tu lui dis
Oh putain mais qu'est-ce que tu fous là...

Mardi 28 janvier 2014 à 1:59

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Lundi 27 janvier 2014 à 21:40

J'ai le coeur qui, à chaque battement, trésaille; comme faible, tremblant, pendu à son bout de chair. Il n'est pourtant pas question de faiblesse, simplement d'un malaise qu'il convient de balayer du revers de la main. Ce sont des mots qui postillonnent sur cette respiration arrêtée, des phrases qui tourbillonnent à la recherche de ce qu'il aurait du être de sincérité. C'est la raison du sommeil qui ne m'a pas encore cueillie. Il y a dans cette mascarade un manquement au courage, c'est grotesque. Je m'autorise trois instants de fatigue et une envie de réconfort. Un appel non-décroché à Corny plus tard, je vais dormir, puisque c'est la nuit. Ne pas arrêter le cours des choses pour si peu de dignité. Tu es, puisque tu le veux, cette croûte sur la cicatrice de mon bras : à peine arrachée, les tâches de rousseur reprennent leurs droits. Le médecin était formel : il n'en manque pas une à l'appel.

Lundi 27 janvier 2014 à 20:54

Lundi 27 janvier 2014 à 20:48

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Dimanche 26 janvier 2014 à 20:14

- Un beau, et joyeux, silence.
Que disais-tu, l'enfant ?
Tu le disais à d'autres
mais j'aime à citer
tes mots de gamines,
que disais-tu ?
" un certain talent 
pour le silence "
Allez, montre-moi,
je ne bouge pas,
je te regarde,
montre-moi donc
ton talent pour le silence,
laisse-moi voir de quoi
tu fabriqueras
ton beau et joyeux silence,
va ! fais ! que je ris,
que je ris un peu.

- Oh ta gueule,
vielle pie, 
tu ne mérites
que ma farouche volonté
à t'éviter.
Je te découvre naïve...
Approche-toi,
et respire le souffle froid
que je te destine,
respire le fort :
de moi tu n'auras plus que ça.

Samedi 25 janvier 2014 à 12:50

Fais-moi bouder mais ne t'étonne pas : je sais tenir la note ténue de la mauvaise humeur comme personne, je peux cimenter l'aigreur et l'ennui à mes lèvres fermées et ne pas en ciller, j'ai à cet état une constance que tu ne me trouveras pas ailleurs, un certain talent pour la froideur, le silence, un goût à ignorer tes sourires et tes efforts de normal.

Samedi 25 janvier 2014 à 12:17

Tout à coup, comme un rideau qui s'ouvre dans un claquement, le nuage a passé son chemin de ciel : une intense chaleur irradie ton bout d'épiderme humain, une folle lumière aveugle ta pensée endormie, le soleil aujourd'hui est haut, fier, fou sans doute, il a chanté pour quelques secondes une symphonie d'été.

Vendredi 24 janvier 2014 à 17:03


Seule la vie guide à petit pas son peuple d'enfants muets
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