Jeudi 23 janvier 2014 à 12:46

Je voudrais comprendre pourquoi la perspective du travail ne m'a pas serré la gorge alors que tout le reste m'empêche de respirer.

Liste des choses qui m'angoissent : arriver devant la porte de l'appartement, en avoir la clef et l'ouvrir. Pousser la porte de l'appartement, être en deux pas chez moi, avoir les plantes du bord de la fenêtre en contact visuel et savoir comment elles vont. Déposer mon sac au sol dans la chambre et ne pas être chez moi bien que si. Pénétrer dans la cuisine et ouvrir par automatisme le frigo vide. Avoir précisément l'envie de quitter les lieux sans savoir où aller. Je sais d'avance : j'irai me saisir de l'ordinateur caché dans la commode, et bien que cela m'angoisse aussi (allumer l'ordinateur), l'écran me coupera illusoirement de la réalité physique toute proche. Les premières courses revêtent un goût terrible dans mon imaginaire, bien qu'il y ait pire : la Sonnenallee. Ainsi de suite : les escaliers de chez Corny, les bouches de métro, le hall de la piscine, hermannplatz et le canal, le patron du kebab, les bus, ma boîte aux lettres, le pain, les pâtes au pesto, les inconnus et les connus : la perspective des amis m'angoisse aussi. Seuls à la règle pourraient échapper je crois : le marché turc et mon vélo.

Dimanche 19 janvier 2014 à 14:25

 10:00. Sommeil.
- Pssst Margot... Il y a une brume épaisse et un grand soleil...

Ma mère se tenait dans la porte de la chambre. Je n'ai même pas frotté mes yeux, j'ai enfilé une culotte et une robe, et suis sortie dehors. Réveil.

Depuis, le brouillard apparaît et disparaît, laisse parfois la silhouette du clocher déchirer l'horizon de lait, avale tout à coup le paysage en un tâtonnement aveugle, dévoile à nouveau un rai de soleil, l'ombre d'une vague d'arbres...

Je suis à l'étage, à la fenêtre, et j'assiste à cette danse de la Plaine avec le ciel. Je pourrais rester ici des heures et des journées entières. Le soleil suit son lit de lumière et badigeonne des merveilles l'air de rien.

Tout est changeant, l'histoire d'un instant, l'infini renouvelé.

Putain d'oxygène dans ce putain de monde.

Dimanche 19 janvier 2014 à 14:02

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Vendredi 17 janvier 2014 à 19:42

Il est où Louise, le curseur de ta sincérité ? Comment font les autres pour flairer la triche quand toi-même tu ignores les balises  du plateau de jeu ? Nommez-moi les balises - allez-y - je suis prête - je serai fixée -

Je ne recherche pas le mystère, je ne fabrique pas sciemment de la brume, je ne désire pas que mes mots se condensent en buée opaque. Ça me file entre les mains malgré moi, de tous petits noeuds qui passent parfois pour fantaisie; qui, d'autres fois, agacent, accrochent, irritent - c'est comme une allergie - réaction épidermique. Seulement, je ne sais pas d'où j'invente tout ça, je n'ai pas le contrôle de cette infinie retenue, de cette pudeur à l'extrême, dressée, haute, immuable. Je n'ai pas l'envie de cette sourdine qui me tient lieu de haut-parleur. Je crois même parfois la combattre. La preuve par toi qu'il n'en est rien. Pire : en croyant l'éviter, je ne fais que révéler sa présence.

Alors Margot, tu fais si souvent ta maline lorsque tu imagines avoir gagné une partie... C'est parce que tu n'as pas compris que l'on relance les dés à l'infini. Et qu'à l'infini, on cherche, avec nos moyens bouts de ficelle, à ne pas finir dans le fossé.

Vendredi 17 janvier 2014 à 19:33

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Mercredi 15 janvier 2014 à 13:05

Ich habe heute Nacht von dir geträumt : es war mir schon lang nicht mehr passiert. Ich vermisse dich. Ich würde gern auf dein Bett sitzen und achtzig mal wiederholen, wie geil dein brett-stoff-dach ist, und funfzig mal sagen wie ich so sehr eifersüchtig bin, und dann noch dreissig mal schmollen dass ich das gleiche will. Gern würde ich auch auf deinem Sofa faulen : das habe ich oft gemacht und das kann ich gut, glaube ich. Was für Musik hörst du gerade an ? Vorhin zum Früstück ist den Glas From Berlin with love leer gemacht worden. Es ist schon ein bisschen traurig : mir war es jeden morgen eine kleine Freude. Eine Freude die gut geschmeckt hat ! Ich habe eine verdammte scheisse Laune. Würde lieber scheisse Laune mit dir / bei dir haben. Wäre es mir erlaubt ? 

Jeudi 9 janvier 2014 à 22:50

Reviendras-tu me voir ? Penses-tu vraiment à moi ou n'est-ce qu'une formule ? Ta sincérité difficile à sonder, tes mots impossibles à percer. Je laisse faire et m'abonne à la vie pour ne rien rater. Tu sais où me trouver.

Note : Se savoir sans se voir, c'est fatigant; je préfèrerai t'oublier, largement.

Jeudi 9 janvier 2014 à 22:29

Nausée nauséabonde pitrerie foutre de soupe, soupe de vase au ras des pâquerettes, bas, bassesse, la guignolade éternelle, postillons et vomi, amère tempête bêtise, noeud aux sens : aïe les yeux et les oreilles, tristes insultes volent au vent.

Jeudi 9 janvier 2014 à 22:24

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____________il y avait une
____________sale brume
____________superbe
____________salée de soleil
____________sur le sol
____________de la plaine

Jeudi 9 janvier 2014 à 11:47

Glisse-toi sans bruit dans mes pas et guide-moi. Aide-moi à devenir ton aventurière, montre-moi entre tes mains ces territoires où tu m'attends. J'ai le sens de l'orientation mais je n'ose pas : j'ai peur de toi, j'ai peur de moi.

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