Vendredi 3 septembre 2010 à 13:44

Je ne partirai pas. Je ferai un siège dans ta rue. Si cette histoire est un jeu, tout le monde triche. Tu as fermé la porte derrière moi, j'ai descendu les escaliers, je me suis assise là. C'est un peu biscornu, tous ces allers-retours que l'on fait, ça va finir en non-lieu. Moi ça me fait rire, cela m'amuse presque, je sais maintenant que je te veux, alors je vais rester là. Je t'écris un avion en papier Je ne bouge pas, et quand tu le recevras tu vas me répondre que tu es désolé ou navré, quelque chose comme ça. J'imagine déjà ma réaction : à la craie sur le trottoir, je te gribouillerai Dis-moi juste où tu me laisseras dormir, dans la rue ou entre tes bras. Peut-être penseras-tu que je blague, que la fille baudruche raconte n'importe quoi. Mais je suis sérieuse, et j'espère que tu n'oseras pas m'abandonner à la nuit, je ne pense pas, alors tu m'ouvriras ta porte, je gouterai à ta peau, je t'embrasserai doucement, on écrira l'histoire éphémère que tu ne voulais pas interpréter, je prendrai mon premier goûter de la journée, tes lèvres tes baisers. J'attends. Je vais commencer à m'impatienter, peut-être. Ouvre ta fenêtre, penche-toi. Je suis en bas. Je ne pars pas.
Par ClaraChocolat le Lundi 6 septembre 2010 à 13:23
Merde. Ce texte.
 

Vous avez la parlote ?









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