Mardi 2 août 2011 à 13:08

Peut-être qu'à tout parier sur l'infini à deux, on se met en danger. N'as-tu jamais imaginé des limites des frontières des fatigues à nos étreintes, dont rien ne nous distrait ? J'ai peur de la peur du "t'aimer moins", peur que nos certitudes soient des périls, peur que l'on danse trop près l'un de l'autre sur un fil de vent et que nos baisers gonflés de tempêtes nous emmènent ailleurs et nous éteignent. Penses-tu seulement que l'on soit capables, après si peu de temps passé l'un dans l'autre, de trouver un équilibre serein ? Tout est tellement intense dans cet ici avec toi, on mise sur le Tout et jamais sur le Rien, dans un quotidien pourtant tissé dans le compromis et conjugué aux couleurs de l'oubli de soi. Suis-je assez grande pour prétendre à tout ça ? Est-ce que je ne mets pas mes mains au feu en imaginant une vie à deux, blottie dans le creux d'une maison à la cheminée ronronnante ?
Il fait tellement bon découvrir l'amour réciproque avec toi que j'ai oublié tous mes oxygènes pour ne respirer que tes caresses et tes murmures. Chat, n'as-tu jamais imaginé que j'aille faire voler mes fantaisies dans d'autres ciels que celui que l'on s'est promis, que l'on se promet sans cesse ? J'ai peur que l'on grille tous les feux d'une vie pleine de sens et que l'on fonce dans un mur qui se dressera face à nous, construits de nos failles... Faut-il que l'on redécouvre une existence moins enlacée, un peu plus distanciée, pour s'assurer de nos fondations ?
Je voudrais habiter au lever du jour de demain dans une cabane en france et avoir le ventre rond de présent et d'à venir.
Mais j'ai encore un corps de gamine et me demande si l'on ne s'apprête pas à patauger dans un bain trop grand pour nous, ou trop petit pour toutes nos folies.

Alors chéri, on fait quoi ?
Il faudrait que je parte, que je te rende ta chambre, et que l'on goûte à la tendresse des retrouvailles du tous-les-jours. Ce serait bien, ça, non ?
Par Satine le Mercredi 3 août 2011 à 12:01
je comprends tout à fait ce que tu ressens. Ce que tu décris, je l'ai vécu. Et malheureusement, ce que tu crains, ce que j'ai craint avant toi m'est arrivé. Ce n'est pas une fatalité, mais bon... Trop de dépendance c'est mauvais, tellement mauvais. Surtout à nos âges. C'est pour ça que je pense qu'il faut prendre un peu vos distance, pour la routine ne s'installe pas (du moins pas tout de suite), et que votre amour ne s'essouffle jamais.

La peur d'aimer moins, je la connais tellement... C'est pour ça qu'en ce moment je n'aspire qu'à avoir un amoureux que je verrai genre une poignée de jours tous les mois, voire tous les deux mois. Pour que chaque moment soit exceptionnel, et surtout, pour que j'apprenne à avoir mon indépendance, ma petite vie de mon côté. Quitte à souffrir du manque, je préfère que mon coeur explose de joie à chaque fois que je vois l'être aimé, plutôt que de trop m'habituer à sa présence et ne plus sentir mon coeur se soulever à chaque fois qu'il apparaît.
Par Le.souvenir.d.une.etoile le Mardi 30 août 2011 à 8:28
la vie à deux peut tuer mais il faut se donner les moyens de construire de la magie dans tous les jours .. de ne pas tomber dans le c'est normal alors je fais plus rien ..
faire des choses séparément et voilà !
Par essay writing le Jeudi 1er septembre 2011 à 8:56
You shouldn't take such things too serious as for me - you think about every unnecessary detail
 

Vous avez la parlote ?









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