Lundi 17 octobre 2011 à 22:14

Je suis tellement soudée au corps-à-corps des jours avec mon masculin que je ne vois pas plus loin que les respirations que je prends à même sa bouche, l'horizon a rétrécit et ne compte plus que le contour de son menton / c'était une sorte d'hibernation, j'ai pris quelques culottes et une valise et je suis passée en service minimum, c'était encore aux frontières de l'hiver, je me suis roulée en boule et j'ai joué avec l'attente / le petit vélo des pensées a déraillé et je l'ai descendu à la cave, j'ai appris à vivre de peu et de rien, j'ai disparu et je me suis reposée / j'ai fais les heures d'une autre manière, j'ai tout redécoré dans les tons de l'oubli, ça avait vraiment l'air de ne plus être / mais l'automne est arrivé avec son lot de nostalgie, les voiles blanches qui dansaient sur mon horizon se sont imagées dans mes souvenirs / et tout à coup, j'ai pris conscience / le manque
Par Jez le Samedi 22 octobre 2011 à 19:28
J'aime. Considérablement.
 

Vous avez la parlote ?









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