Dimanche 6 février 2011 à 15:54

J'ai tellement bataillé pour ne plus être amoureuse de toi. Tu as été un coup de foudre si gigantesque, si infini. J'aurais décroché la lune pour toi. Je n'ai eu que toi dans la peau pendant des mois. Toi, toi, toi. Et maintenant, sans les idées d'amour, c'est la même histoire qui trottine sur l'horizon. Je décrocherai la lune avec toi. Tu fais parti de mes rares réguliers, tu es le seul qui pourrait m'emmener à travers la neige sur un vélo à l'autre bout de la ville. Le seul qui pourrait me faire lever à 05h00 pour voir le jour se lever. C'est tellement bien de respirer à côté de toi, tout est léger, et parfois tellement léger que ça fait mal. Ça arrive. Mais bordel, garçon, qu'est-ce que c'est bon de t'avoir dans cette vie là.  Tu sauves mes matins et quand on marche, mes pas prennent sens. Alors quand tu disparais ou que tu silences quelques jours, c'est tellement lourd. C'est tellement dur. Je voudrais que tu existes ici tout le temps, que jamais tu ne t'en ailles, que jamais tu ne fiches le camp. Mais tu aimes tant fiche le camp, partir, on te lance A la prochaine, comme si ça n'avait pas beaucoup d'importance, pour l'instant tu es toujours revenu mais tu dis que Berlin n'est pas vraiment à ton goût, qu'un jour tu t'en iras. Je ne sais pas dire comme j'ai besoin de toi, petit humain, comme ta voix est un baume dans mon quotidien, comme sans toi, tout aurait moins de reliefs. Alors je boude sévèrement dès que tu rappelles qu'un jour tu partiras, je sais que ce n'est pas tout de suite, je sais que moi-même j'aurais peut-être déjà mis les voiles, mais l'idée, cette minuscule idée que tu puisses ne plus être là, je trouve ça terriblement agaçant troublant déstabilisant. Le bout de fil qui me relie à toi, tu sais, je le tiens tellement fort, tellement, tellement fort, tu sais. Ce bout de fil là, je voudrais ne jamais devoir le lâcher.

Je me suis endormie ces jours-ci, j'ai les yeux fermés je ne vois plus le monde, s'il te plait, réveille-moi.
Par Fernand le Dimanche 6 février 2011 à 22:15
Fernand Butin - se pose des questions, et se trompe surement. Il a tellement envie de tout faire et d'être partout, que pourquoi pas ici, mais non, mais non.
 

Vous avez la parlote ?









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