Mercredi 2 octobre 2013 à 0:42

Je dévale les nuits berlinoises en pensant à toi, Luis. Je mets le siège à vélo, installe-toi, emmitoufle-toi : il fait froid. On ira compter les lampadaires allumés et ceux qui sont restés éteints. On ira acheter des biscuits dans les supermarchés qui ne ferment pas. Une voiture de police descend le boulevard et nous dépasse, silencieuse mais toutes sirènes allumées. Viens, on va s'asseoir dans une gare regarder les trains régionaux passer, ou sur un pont, ou ailleurs, où tu veux ? Montre-moi la direction et je mouline, je pourrais faire six fois le tour de la ville avec toi, je te ramène même à Paris en trois coups de pédales. C'est la nuit, Luis, rien ne peut nous arrêter. C'est la nuit Luis, ce n'est pas pour de vrai.
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