Mercredi 16 juin 2010 à 21:57

Prendre un melon et une cuillère et se décider à dévaler les escaliers. Mes journées commencent lorsque je claque la porte de l'appartement derrière moi, et prennent fin lorsque je reviens habiter ma chambre. Parfois mes jours n'existent pas, ils n'ont pas de nom sur le calendrier, parfois ils durent plusieurs levers et couchers de soleil, mais ça, moins depuis que je ne dors plus entre ses draps. Je me suis allongée sur le sol et la terre était tiède contre mon dos, c'était doux. La prairie sentait l'herbe sèche, le foin. En  fermant fort les yeux je pourrais dessiner des chevaux autour de moi, je les imagine et les reconnais dans cette odeur là. Drôle comme les sensations d'ennui et de solitude disparaissent parfois, un peu ou longtemps, mais comme on les retrouve toujours. Jamais loin, elles attendent un melon au bord de la Spree pour jouer à nouveau aux frontières de la peau. Langueur d'un soir d'été. Berlin danse aux vents, ça me sauve, je n'étouffe pas. Je silence et je rentre. Courte journée, aujourd'hui.
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