Dimanche 11 octobre 2009 à 21:35

Bordel de merde, Margot, ouvre cette porte. Tu ne peux pas toi-même t'enfermer dehors à quoi tu joues ? On crève de froid, là. Je te jure qu'on va mourir avec tes conneries. Quand je pleure ça fait de la neige, au mois d'octobre, oui. Margot ! Mais ouvre, bon sang ! C'est pas permis d'être aussi bête, aussi banane, aussi nulle. Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? Arrête ça, on le voit bien que tu ne crois plus en rien, mais si tu jettes tout dehors, il ne va vraiment plus rien rester du tout, tu sais ?

Et peu à peu l'intrigue de ma pièce de théâtre a fondu comme neige au soleil, parce que j'avais mis à la porte tous les autres personnages. J'ai fais ça par habitude, sans remord, sans regret, sous le couvert aveugle de la clairvoyance. Je me rends bien compte que tout part en cacahuète mais je reste de marbre, je joue à être inaccessible, si loin de tout ça. Je fais comme si, la douleur, ce n'était pas pour moi. Alors je laisse la panique aux autres, et je continue à marcher sur ce chemin là. Et je ne suis pas si bête, si nulle, si banane, je sais que d'aller dans cette direction, ce n'est pas normal, je le sais que ça ne va pas. Mais parfois je n'ai plus la force de dire les choses comme elles sont, de les nommer, parfois ça me semble trop grand, le monde. Alors oui, j'ai licencié mon dernier personnage, Louise, parce qu'elle faisait tout de travers, qu'elle laissait des bulles de vides entre chaque ligne, que je ne la supportais plus. Or cela fait longtemps qu'entre Louise et Margot, il n'y a plus de frontière, qu'on partage les mêmes rires et les mêmes regards, les mêmes bêtises. Donc Margot a viré Louise, et Louise a enfermé Margot dehors. Nous voilà bien.

Des fois Margot tu me désespères à être capable de rester aussi sérieuse, je me dis qu'un jour tu vas te statufier et qu'on ne pourra plus rien faire pour te secouer. Tu t'entêtes comme une gamine, et personne ne te demandera jamais d'être une vraie adulte, mais enfin ! Pourquoi tu refuses d'admettre que. Sors de sous ta couette, c'est fini de grelotter comme une nouille. Mets huit paires de chaussettes si tu as froid, gonfle toi les poumons à l'hélium si tu as peur, mais, enfin. Va voir les gens là-bas, et cesse ton petit numéro idiot de Je-ne-sers-à-rien. Si tu n'as vraiment rien à dire, fais au moins l'effort de sourire. D'accord ?

Par Castille le Vendredi 16 octobre 2009 à 20:06
Un peu moins de papier collant, on vire les paupières, les barrières et on respire un grand coup, n'est ce pas ? Tu sais je regarde les photos là-haut, ta chambre chez Marie et Jacob, je me dis que j'étais Là, au milieu de tous ces morceaux de toi et je me demande comment tu peux Exister sans ce Monde de papier, de couleurs, de colliers, de parfums de Fée. Tu ne peux pas, c'est ce que tu t'entêtes à expliquer ? Ah oui, bon. Cours chercher tes valises, Loute, pose-les dans n'importe quelle colloc, n'importe quelle nouvelle histoire. Retrouve ton souffle, s'il te plait. Jesuislàjet'aimetellement, tout ça en un Mot.
 

Vous avez la parlote ?









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